ALC Reims, Les dernières infos :



Atelier Reliure de Mme Céline FACQUEUR

La reliure a un but : conserver le livre dans des conditions optimales pour très longtemps. Mme Facqueur travaille pour des bibliothèques, des bibliophiles, des Mairies et des particuliers, bien sûr. Elle réalise des reliures dites de travail (assez simples), mais aussi des reliures soignées et de luxe, et parfois même des reliures d'art. Son travail nécessite des opérations successives longues et minutieuses. Il faut d'abord couper les coutures du livre pour récupérer les cahiers, nettoyer la couture et réparer les déchirures. Ensuite, l'artisan monte la couverture et ajoute des pages de garde en papier vélin ou ingres. Après la mise sous presse interviennent le grecquage (trous pratiqués sur le dos avec une scie), la couture dite "sur nerfs", l'endossage et la pose de la couverture (carton, chagrin ou maroquin ) assortie de tranchefiles. Les titres peuvent être dorés à la main ou à la machine. Nous avons constaté que les instruments n'avaient guère changé depuis le siècle dernier (cisaille, étau, presse, massicot ...) et que le travail manuel était indispensable. Mme Facqueur compte deux heures de travail pour un ouvrage simple qu'elle aura manipulé ... 60 fois ! Merci à elle de nous avoir si bien intéressés à un artisanat devenu rare de nos jours.


Conférence sur les Instruments de Musique Anciens (15 mars 2018)

 

   Madame Laure BAILLY est présidente d'une jeune association, "L'Instrumentarium de Reims" (instrumentariumdereims@gmail.com). Avec ses amis luthiers, M. Pommet et Potet, et les autres adhérents, elle s'est donné comme mission d'inventorier les instruments du Moyen-Age, de les reconstituer et de les faire connaître.

   Ce sont les instruments de musique de la cathédrale, tous monobloc, qu'elle nous a présentés.On les trouve sculptés dans de grandes statues ou dans les voussures, ou encore représentés sur les vitraux. Sur les 54 instruments de la cathédrale, quelques-uns ont été projetés ; on a reconnu ou découvert tambourin, tambour et cloche, cymbales, psaltérion, trompette et flûte double, citole et plectre, harpe, cornemuse et vièle à archet (exemplaire unique à Reims).

   Le problème est que plus aucun instrument de ce genre n'existe de nos jours, le matériau s'étant délité ou les destructions diverses étant passées par là ... Donc il y a du travail en perspective pour l'Instrumentarium de Reims !

   Merci au sympathique duo formé par Mme Bailly et M. Potet : ils nous ont instruits, passionnés et amusés !

 


Conférence Arthur Rimbaud

Poésie, quand tu nous tiens !

Qui n’a jamais appris Le dormeur du Val, Ma Bohème ou des extraits du Bateau Ivre ? Le 19 février dans leur conférence à deux voix Catherine Fournier et Jean-Pierre Barrault nous ont montré en quoi Arthur Rimbaud avait été un jeune poète génial avant de devenir le voyant, le voleur de feu qui au XIX siècle a révolutionné la poésie. Ils n’ont pas manqué de rappeler combien les Ardennes sont présentes dans toute son œuvre. En théâtralisant leur propos et en incarnant divers personnages qui ont compté dans la vie et l’œuvre d’Arthur, ils nous ont fait partager leur enthousiasme et nous ont permis d’entrer dans la personnalité complexe de ce jeune génie que Verlaine surnommait « L’homme aux semelles de vent ». Une conférence qui nous a beaucoup plu, car nos conférenciers ont su présenter avec naturel et légèreté un propos riche et profond.


Visite de l'atelier de Bruno PIGEON 29 janvier 2018

 

 

Nous avions déjà admiré les vitraux du maître vitrailliste à Cormontreuil, dans le choeur et le transept de l'église romane. Cette fois-ci, nous l'avons rencontré dans son atelier de la rue Ponsardin. B. Pigeon, qui crée et restaure des vitraux (deux démarches différentes) a évoqué devant nous les différentes étapes de son travail, qui relève à la fois de l'art et de l'artisanat. Du dessin à la découpe des verres colorés, jusqu'à l'assemblage au plomb, beaucoup de gestes minutieux sont déployés pour que l'oeuvre soit achevée. Vient alors la pose, que M. Pigeon assure seul, et enfin, la lumière peut jouer avec les couleurs pour le plus grand plaisir des yeux ! Merci à M. Pigeon, qui s'est fort aimablement prêté au jeu des questions / réponses.

 

 


Conférence de M. Patrick DEMOUY: La venue de Pierre le Grand à REIMS

 

En mai 1717, Pierre le Grand, tsar de la Russie, vient à Paris. Ce géant (2,02 m) aux petits pieds (39), solide buveur de bière, est un esprit insatiable, curieux des techniques et avancées scientifiques qu'il veut faire entrer dans son pays. Affectueux mais peu protocolaire, il soulève et embrasse sur les deux joues le futur Louis XV, alors âgé de 7 ans, sous les yeux ébahis du Régent et de la Cour ! De son passage à Reims en juin, très bref (une après-midi et le début de la soirée), on retiendra deux faits. Pierre le Grand veut voir, mieux, toucher la Sainte Ampoule. Pendant que les moines de St Remi s'affairent à l'extraire de son précieux reliquaire, le tsar file à St Nicaise observer le phénomène du "pilier tremblant". Effectivement, quand une certaine cloche sonnait, elle faisait vibrer arcs- boutants et pilier côté sud. Après des réparations adéquates, le phénomène a disparu ... Merci à M. Demouy d'avoir su mêler petites et Grande Histoire pour notre plus grand plaisir !