Visite guidée des tapisseries de Saint Remi 18 mars.

Tous les Rémois connaissent  peu ou prou St Remi. Né à Laon en 437 dans une famille romaine aisée, il reçoit une excellente éducation mais veut se consacrer à Dieu par une vie d’ermite. Las ! Les habitants viennent le chercher et le proclament EVEQUE de REIMS à 20 ans. Il accomplit des miracles, les plus connus étant la guérison de l’aveugle Montan et l’emplissage en vin du tonneau vide de sa cousine. Après une longue vie consacrée à la propagation de la foi (baptême de Clovis vers l’année 500), il meurt  âgé de 96 ans, d’où les 96 bougies du lustre de l’abbatiale, allumées le jour de la fête du saint.
AU XVI° siècle, Robert de Lenoncourt, archevêque de Reims en 1508, voue une grande piété au saint et décide d’offrir à la basilique St Remi une série de 10 tapisseries représentant sa vie (et isolant les moines de l’humidité). Tissées en laine et soie, elles ornent à présent une des salles du Musée qui les accueille dans une vaste pièce sombre pour les préserver de la lumière. Ces grandes tapisseries (5m sur 5) aux couleurs moins vives que d’antan mettent en scène le saint de sa naissance à sa mort. Les personnages des tentures portent des costumes du XVI° siècle, ce qui est fort intéressant.
Décrochées en 2017, elles ont été restaurées par la Manufacture Royale DE WIT à Malines,  en Belgique. Il en manque encore 5, qui reviendront prochainement. En effet, le travail est long puisque chacune des tapisseries exige entre 6 et 8 mois de travail.
Un grand merci à Céline de nous avoir intéressés à la légende de St Remi avec  quantité d’anecdotes.

MA. A