ALC Reims, Les dernières infos :
Conférence parlée et chantée sur Jacques Brel, 11mai.

Très belle conférence consacrée à Jacques Brel. Didier Martz a évoqué la difficulté de chanter Brel, tant il incarnait avec une magnifique énergie ses chansons ! Il chantait des thèmes éternels, rarement en prise sur l’actualité.
Les 11 chansons que Didier a interprétées évoquent bien ses thèmes, souvent liés à la souffrance : l’amour agapé Quand on n’a que l’amour, la lâcheté devant la femme aimée Ne me quitte pas, Vesoul, la quête d’un idéal L’air de la quête de l’homme de la Manche, l’obstination amoureuse absurde Madeleine. Capable de peindre des paysages, des atmosphères ou des scènes typiques des pays du nord Brel évoquait sa belgitude, soit de façon poétique Le Plat Pays, soit avec truculence Amsterdam. Sa tendresse éclate dans sa peinture de l’enfance L’enfance ( écrite pour son film Far West) comme de la vieillesse Les Vieux, et de l’amour réconcilié La chanson des vieux amants. Compositeur, interprète, acteur, Brel fut un être épris d’idéal, d’aventure, refusant de tomber dans l’habitude. Toujours en mouvement, vivant avec intensité, il fut aussi comédien, réalisateur, pilote, navigateur. Sa vie fut brève mais intense et généreuse, il laisse une œuvre marquante. Merci à Didier d’avoir si bien évoqué ce chanteur qui fait partie de notre patrimoine.
JP.B
Balade à l'îlot Saint Gilles, 7 mai.

Madame Millet membre de l'association "Cultures à l'Îlot Saint Gilles" nous a fait visiter, jeudi 7 mai , un jardin partagé et un espace protégé, lieu atypique situé dans un quadrilatère bordé des rues du Barbâtre, Montlaurent, Ponsardin et le cours Lepagnol.
En 2011 des conseillers de quartier (Barbâtre, Saint Remi, Verrerie) prennent l'initiative d'aménager ces 200m2 de friche devenue décharge avec l'aide des espaces verts de la ville. L’association "Cultures à L'Îlot Saint Gilles" est née en 2011, préservant un coin de nature nichée dans les denses habitations par un jardin partagé "le jardin Gabriel" et la réhabilitation d'un espace patrimonial.
L'Îlot est un patchwork d'espaces verts, de propriétés publiques et privées. Sur le cadastre de 1818, on trouve un sentier lieu de maraichages, une courée où les pompiers rangeaient leurs échelles « impasse des échelles ». Une ancienne métallerie fermée en 1999 qui, restaurée, pourrait servir de lieu de mémoire du quartier populaire et artisanal.
La visite s'est achevée dans un lieu convivial « le café des sportifs » où Madame Millet nous a montré des documents sur l'Îlot et le quartier. Nous avons repris en chœur la chanson "Mon jardin Saint Gilles". Merci à Madame Millet de nous avoir fait découvrir cet endroit ("jardin remarquable " en 2014) et les gens qui ont fait l'histoire du quartier comme Nicolas Roland, Jean Baptiste de la Salle, Jean Godinot.
A. BR
MARCHE A BAZANCOURT, jeudi 9 avril.

9 heures : nous étions 13 au départ du Parc Gersheim de Bazancourt. Après avoir franchi la passerelle suspendue qui permet de traverser la Suippe, direction le village de Bazancourt. Arrêt au Rocher de la Vierge puis direction Isles-sur-Suippe, vue sur la plongeuse. Ensuite à travers champs, retour sur Bazancourt, passage devant la gare qui permet de relier Reims centre en 5 minutes. Après une marche d’un peu plus de 10 kilomètres, direction le restaurant L’Improviste pour un sympathique moment convivial apprécié par tous et où nous attendaient les marcheurs de l’après-midi.
14 h 30 : 18 personnes pour la promenade découverte charmant village de Boult-sur-Suippe et sa vedette « La Pouplie » peuplier noir vieux de plusieurs siècles gagnant du concours « Arbre de l’année 2020 ». Ensuite, visite de l’Église Sainte Croix par une sympathique personne (ce n’était pas au programme). Eh oui, les marcheurs s’intéressent également à la culture !
En conclusion, très belle journée sous un beau soleil.
J. M.
Visite de l'HOTEL LE VERGEUR, 31 mars.

L’Hôtel Le Vergeur appartenait à un riche commerçant au XVI ° siècle (façade intérieure Renaissance). Racheté par HUGUES KRAFT, il a été entièrement rénové après la Première Guerre et contient actuellement un bel ensemble ethnographique, de précieuses gravures de Dürer et le modèle d’un intérieur bourgeois du XIX° siècle.
Qui était Hugues Kraft ?
- un grand bourgeois qui avait hérité d’une fortune impressionnante
- un amoureux du patrimoine rémois qui a accueilli dans son jardin des reliquats historiques promis à la démolition
- un grand voyageur très intéressé par l’Orient : sa connaissance du Japon était très approfondie pour l’époque
- un photographe talentueux qui a rapporté quantité de clichés de ses expéditions
- un esthète amoureux des arts qui dessinait et peignait
La Société des Amis du Vieux Reims continue à animer ce bel Hôtel qui dépend maintenant des Musées de La Ville de Reims.
M-A. A
Café philo BRASSENS le 23 mars.

Cette passionnante conférence (en)chantée était consacrée à Georges Brassens. Didier Martz a d’abord rappelé les grandes lignes de la vie de ce chanteur poète, féru de littérature, grand lecteur, élevé par une mère catholique et un père très à gauche, qui a connu la pauvreté avant de devenir célèbre. Dans son œuvre immense on peut distinguer quelques grandes lignes, des convictions anarchistes. Un refus des conventions, de la bien-pensance, (Tête de Turc, Elle est à toi cette chanson), une dénonciation de la bêtise (Le roi des c,,, ), du pouvoir de l’argent (Comme une sœur), des autorités policières ou judiciaires (Gare au gorille), du pouvoir des médias (Trompettes de la renommée) . Il prend la défense des exclus, des pauvres, des gens méprisés (Complainte des filles de joie). Il aborde souvent le thème de la mort (Supplique pour être enterré), et la femme et l’amour tiennent une grande place dans ses chansons : Brave Margot, Je m’suis fait tout p’tit, La chasse aux papillons, La non-demande en mariage, Le parapluie, Pénélope, Le blason, etc. … Il chante surtout la rencontre, l’emportement de l’amour naissant, sur lequel plane toujours une menace. Et bien sûr l’amitié : les copains d’abord.
Chansons ou poèmes ? Ce qui fait l’originalité et la valeur de son œuvre, c’est la qualité de sa langue, la richesse de ses images, la variété de son vocabulaire, ses références multiples à la littérature et aux grands auteurs. Observateur fin et lucide des comportements humains, il a su trouver, outre des accords musicaux pas toujours évidents, un ton inimitable, fait de malice, d’un humour décapant ou goguenard, et d’échappées lyriques.
Un grand merci à Didier qui a lu ou interprété plus de 20 textes, que nous avons repris avec lui, dans un très beau moment d’échange.
JP. B