ALC Reims, Les dernières infos :



Expo au musée St REMI: La conservation des oeuvres d'art en temps de conflit, 6 février.

Cette exposition itinérante a été montée en 2024 à l’occasion du 70° anniversaire de la Convention de LA HAYE de 1954. Prise à la suite des destructions massives de la Seconde Guerre Mondiale, elle protège les biens culturels en cas de conflit armé.
L’exposition du Musée St Remi débute par cette citation de Victor Hugo : « Il y a deux choses dans un édifice : son usage et sa beauté. Son usage appartient à son propriétaire, sa beauté à tout le monde ; à vous, à moi, à nous tous. Donc, le détruire, c’est dépasser son droit »
Si on s’en tient à la ville de Reims, on constate d’après une peinture de Lematte que la destruction du château des Archevêques (1595) s’est opérée avec rapidité dans une certaine allégresse. La conscience de la protection des œuvres patrimoniales n’était pas encore au rendez-vous !
Par contre, l’embrasement de la cathédrale du 19 septembre 1914 puis la destruction de sa toiture provoquent, à Reims et ailleurs, un sentiment terrible de perte irrémédiable. Ville martyre, Reims a été détruite à 70% (toile représentant l’Hôtel de Ville en feu).En cas de conflit, les œuvres d’art, dûment protégées, sont déménagées. Elles partent à Paris, Fontainebleau, Blois, Dijon. Pendant la seconde guerre,  celles de Reims sont accueillies dans le château d’ECHUILLY (49).
Rappelons pour finir les spoliations commises par les nazis (notamment chez les Juifs).  Grâce à ROSE VALLAND, pas mal d’œuvres ont été rendues à leurs propriétaires. Les autres attendent dans les Musées Nationaux de Récupération.Le Musée St Remi en fait partie et expose le « Portrait d’une jeune fille » de Jan Van Rossum (17° siècle) : il attend encore son propriétaire.
Un grand merci à Céline de nous avoir guidés dans un parcours ardu mais passionnant.                    
MA.A.


INFOS MARCHEURS


Visite de la Cartonnerie, jeudi 22 janvier.

Construite sur une friche industrielle (ETS DROPSY entreprise de menuiserie puis de cartons), la "Carto" est devenue un lieu incontournable des amateurs de "musique actuelle" et aussi un pôle culturel avec programmation éclectique au long de l'année (sauf l'été).L'usine DROPSY détruite a fait place à un bâtiment de 4000M2 dont l'architecte est Jacques RIPAULT.
Inaugurée en 2005, la Cartonnerie a déjà fêté ses 20 ans. Labellisée par le ministère de la culture sous l'acronyme SMAC (scène de musiques actuelles) qui est attribué aux structures porteuses d'un projet artistique et culturel d'intérêt général dans le cadre de musiques actuelles.
Trois pôles la caractérisent
1-lieu de concert rock, pop, électro, jazz..... avec 2 salles : le cabaret 250 places,la grande salle 200 places debout (450 assis) permettant de donner 80 à 100 évènements par an.
2-lieu d'accompagnement pour soutenir les projets musicaux et leur communication,par un soutien et conseil ,des prêts de matériel sonore et d'instruments, des échanges ente amateurs et confirmés. Les musiciens peuvent  bénéficier de 6 studios de répétition, d' 1 studio d'enregistrement, de 4 loges confortables pour les artistes et des journées de résidence scéniques.
3-actions culturelles pour tout public sur place et hors les murs (partenariat avec d’autres lieux culturels,hôpitaux,résidences. Ateliers jeune public, sensibilisation à l'impact du volume sonore sur l'audition, expositions.
Etablissement public employant 24 salariés à temps plein, assistés de techniciens, intermittents du spectacle, en lien avec la ville de Reims et le ministère de la Culture. Des fonds privés (recette du bar, billetterie) et les subventions permettent de maintenir la structure à flot jusque-là et d'offrir une billetterie abordable. Nous sommes conscients des difficultés du monde culturel.
Visite enrichissante et passionnante grâce à Anaïs GITTENGER qui nous a fait découvrir les aspects si variés de la Cartonnerie. Avec nos chaleureux remerciements.
ABr


Fléchettes Party au DART'S BAR de Tinqueux, vendredi 23 janvier.

17 adhérents ont répondu présents à la première" Fléchettes Party " au DART’S BAR à Tinqueux. Très bon accueil et très bonne ambiance pour cet après-midi bien sympathique. Une expérience à renouveler. Avis aux amateurs.


Visites des sous-sols de la Bibliothèque Carnégie, 12 décembre et 20 janvier.

 Nous étions une bonne douzaine à participer à une première visite guidée des non accessibles au public. Le conservateur, monsieur Galaud, nous a d’abord rappelé les caractères architecturaux de ce bâtiment inauguré en 1928, construit en arc de cercle, 4000 m² sur 5 étages, avec une structure métallique, chef d’œuvre de l’Art Déco. Les rayonnages, déjà pleins, s’étendent sur pas moins de 2 km linéaires.

Au Rdc, dans la partie en arc de cercle, se trouve le fonds local rémois, avec une spécialité, le polar. En tout 500000 ouvrages plus 1Million de  documents iconographiques, classés par format et ordre d’entrée. La Bibliothèque  en achète 70000 par an, les livres usagés sont donnés, ou passés au pilon, ou bradés.

  Descendus au sous-sol dans la Réserve, nous avons eu le privilège de découvrir des ouvrages anciens rares et précieux, conservés entre 18 et 20° à 50 % d’hygrométrie. Ce fonds essentiellement religieux provient des abbayes, des chapitres, des collèges, pillé puis rassemblé pendant la  Révolution, puis l’Empire, dans les premières bibliothèques publiques. Les plus vieux ouvrages datent de l’époque carolingienne. Monsieur  Galaud nous a présenté deux manuscrits en parchemin et enluminés - un évangéliaire de 1050  - un livre d’heures du XVe,  puis un incunable rare (une affiche sur papier de la même époque) – un récit de voyage inédit du XVII, manuscrit ! Nous découvrons ensuite un des premiers livres imprimés à Reims grâce à l’archevéché, une Bible de 1550 ! Puis des ouvrages illustrés plus récents, offerts à la ville ou achetés, des épreuves du legs Fujita, un recueil de poésies de PJ Jouve illustré par J Sima, un petit almanach parodique du Père Ubu, un album de photos rares de la ville de Reims entre 1914 et 1918 avec ses plaques …

Nous tenons à remercier monsieur Galaud pour ses explications érudites et sa gentillesse en réponse à nos questions, il nous a permis de faire un voyage rare dans le monde des très beaux livres et dans le temps. 2e visite le 20 janvier (18 participants).

JP-B