Philosopher en chantant avec Didier MARTZ, lundi 19 janvier.

Nous étions 20 à participer à cette nouvelle rencontre consacrée à Jean Ferrat. Nous aurions pu être 28 si nous avions réussi à obtenir une plus grande salle. Didier Martz nous a d’abord présenté une rapide biographie de ce chanteur, de son vrai nom Jean Tennenbaum, né en 1930, obligé de se cacher pendant la guerre, qui a peu à peu trouvé et conquis son public. Puis de nombreuses chansons évoquées ou interprétées ont montré la diversité de son talent. La montagne, écrit en 1960, annonçant la société de consommation, Nuit et brouillard, en hommage aux victimes des nazis ; le chanteur engagé Potemkine qui célèbre les soldats qui refusent de tirer sur des manifestants, La commune, Ma France en réponse au bilan « globalement positif » du PC soviétique, Pauvre petit c. qui fustige les jeunes gauchistes ; l’auteur de chansons d’amour 2 enfants au soleil, Ma môme, chanson émouvante et tendre d’un couple d’ouvriers. Enfin il a été question des nombreux poèmes d’Aragon qu’il a mis en musique, disque vendu à plus de 2 millions d’exemplaires : Que serais-je sans toi, Heureux celui qui meurt d’aimer, Aimer à perdre la raison, Un jour un jour, Devine, moins connu, dédié à Elsa Triolet.
Merci à Didier qui associe la réflexion à l’émotion et qui nous a « enchantés » tout en nous faisant réfléchir.
JP-B