Café philo BRASSENS le 23 mars.

Cette passionnante conférence (en)chantée était consacrée à Georges Brassens. Didier Martz a d’abord rappelé les grandes lignes de la vie de ce chanteur poète, féru de littérature, grand lecteur, élevé par une mère catholique et un père très à gauche, qui a connu la pauvreté avant de devenir célèbre. Dans son œuvre immense on peut distinguer quelques grandes lignes, des convictions anarchistes. Un refus des conventions, de la bien-pensance, (Tête de Turc, Elle est à toi cette chanson), une dénonciation de la bêtise (Le roi des c,,, ), du pouvoir de l’argent (Comme une sœur), des autorités policières ou judiciaires (Gare au gorille), du pouvoir des médias (Trompettes de la renommée) . Il prend la défense des exclus, des pauvres, des gens méprisés (Complainte des filles de joie). Il aborde souvent le thème de la mort (Supplique pour être enterré), et la femme et l’amour tiennent une grande place dans ses chansons : Brave Margot, Je m’suis fait tout p’tit, La chasse aux papillons, La non-demande en mariage, Le parapluie, Pénélope, Le blason, etc. … Il chante surtout la rencontre, l’emportement de l’amour naissant, sur lequel plane toujours une menace. Et bien sûr l’amitié : les copains d’abord.

Chansons ou poèmes ? Ce qui fait l’originalité et la valeur de son œuvre, c’est la qualité de sa langue, la richesse de ses images, la variété de son vocabulaire, ses références multiples à la littérature et aux grands auteurs. Observateur fin et lucide des comportements humains, il a su trouver, outre des accords musicaux pas toujours évidents, un ton inimitable, fait de malice, d’un humour décapant ou goguenard, et d’échappées lyriques.

Un grand merci à Didier qui a lu ou interprété plus de 20 textes, que nous avons repris avec lui, dans un très beau moment d’échange.

JP. B